Les papiers abrasifs : le pire et le meilleur...

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Les lois d'un bon ponçage

Les lois générales du ponçage, comme les lois de tout processus d'usinage, s'établissent en partant de la formation, du détachement et de l'évacuation des copeaux de matière. En effet chaque grain de l'abrasif doit véritablement agir comme la dent d'un outil, c'est à dire trancher le bois et former un copeau, aussi petit soit-il. Ce principe est identique pour les abrasifs pour machines et pour les abrasifs à main.

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Cette opération de ponçage est essentielle pour la finition d'un ouvrage :
- si l'on veut parfaitement éliminer les défauts d'usinage (ondulations dues à la dégauchisseuse, etc...)
- si l'on veut obtenir, en fin de fabrication, un ouvrage agréable à l'oeil et au toucher.
- si l'on veut obtenir un bon rendu de la teinte et du vernis.

Sur le marché, en matière d'abrasifs on trouve de tout

- Des feuilles dont les grains n'adhèrent pas au support. Ceux-ci s'en détachent dès la première utilisation et "roulent" alors entre le papier et votre bois !
- Des feuilles qui ne supportent pas les pliures ou les flexions : le papier se rompant au moindre pli, ou encore les grains se détachant à la moindre torsion du support (papier ou toile).
- Des feuilles de papier "de verre", "de silex" ou autres grains de nature indéfinie mais qui souvent n'ont aucun pouvoir tranchant. Ou alors des grains tranchants...mais pendant quelques secondes uniquement. Le résultat : la surface à poncer est rayée...irrémédiablement.

Recette d'un bon abrasif

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- Un support (papier ou toile) alliant à la fois souplesse, résistance aux déchirures et au pliage (sans se briser), ainsi qu'une bonne tenue des bords à l'usure (pour les abrasifs machines).
- L'emploi de grains (corindon, oxyde d'alumine ou carbure de silicium) à haute densité, favorisant leur mordant (chaque grain doit véritablement agir comme un outil tranchant) ainsi que leur bonne résistance à l'érosion et aux chocs.

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- L'emploi de liants à fort pouvoir mécanique et stables (ne défavorisant pas la souplesse du support), retenant les grains solidement ancrés et définitivement bloqués en position, sans risque de rupture.
- Une technique de poudrage (répartition des grains) adaptée, favorisant toujours la bonne évacuation des sciures.
- Un revêtement au stéarate (en couche supérieure), au pouvoir antistatique et légèrement lubrifiant : pour limiter les amalgames de sciure ou autres résidus et, du même coup, l'encrassement des feuilles, prolongeant ainsi substantiellement leur durée de vie.


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