Un parquet collé...

Vous rêvez d'un nouveau parquet en bois massif alors que vous n'avez que du carrelage, du béton ou un vieux parquet bois... Voici une méthode qui permettra à votre rêve de devenir réalité ! L'objectif de notre chantier est la pose collée d'un parquet en châtaigner sur l'ensemble du rez de chaussé d'une maison ancienne.
 

Rappel : les différents types de poses

 
Traditionnel, flottant ou collé... Les solutions techniques ne manquent pas quand il s'agit de poser un parquet, mais comment faire le meilleur choix ?

Le parquet traditionnel : en bois massif (ép. > 20 mm), il est cloué et devra être posé sur lambourdes (déjà existantes ou à installer). Cette solution demande un gros travail de préparation des supports. De plus, l'épaisseur cumulée des lambourdes et du parquet pourra s'avérer gênante dans certains cas, notamment par rapport aux portes.

Le parquet flottant : en bois massif (ép. < 14 mm), panneau stratifié ou panneau contrecollé. Cette solution impose d'avoir un support parfaitement plan ce qui peut demander, selon les cas de figures, une préparation rigoureuse et contraignante. Le moindre défaut de surface aura des répercutions sur l'aspect final du parquet ainsi que sur sa tenue. En cas de restauration, il faudra probablement couler une chape autolissante ou utiliser une forte épaisseur de sable pour refaire le niveau.

Le parquet collé : cette solution est applicable sur une multitude de supports (bois, béton, carrelage...) et autorise des sens de pose originaux (en bois de bout, en mosaïque). Elle est compatible avec les parquets en bois massifs (ép. mini. 8 mm), en contrecollé ou en panneaux revêtus. L'avantage de cette méthode réside dans sa grande tolérance face aux défauts de surface du support (jusqu'à 13 mm grâce à la colle à parquet que nous avons choisie) ce qui épargnera souvent d'avoir à couler une chape de ragréage.
 

La préparation du support

 
 



Au final, sur l'ensemble du rez de chaussée, la pose sera effectuée à la fois sur un ancien plancher et sur un carrelage. Nous débuterons les travaux par la pose sur un vieux parquet en pin ayant de nombreux défauts de surface.





     

La première tâche à effectuer est de vérifier le niveau général ainsi que l'importance des défauts de surface. On retiendra que ceux-ci ne devront pas dépasser 13 mm (en positif ou en négatif) par rapport au niveau de référence. Pour ce faire, on installe un niveau laser au centre de la pièce et on le positionne parfaitement à l'horizontal grâce à ses molettes de réglage. Le laser rotatif génère un trait horizontal sur 360° dans la pièce...


     




...par sondages successifs, on localise les défauts de surface et on les repère au sol à la craie.







     





Ensuite, équipé d'un aspirateur, d'une ponceuse à bande ou roto-orbitale, d'abrasifs à gros grains ou d'abrasifs métalliques, on pourra rapidement atténuer les plus gros défauts.








     



On ne recherche pas la perfection, mais simplement à aplanir la surface en "rabotant" les déformations de l'ancien parquet qui a "tuilé" avec le temps.





     
Un truc contre l'humidité
Un des ennemis le plus virulent du bois est l'humidité, on a donc pris soin de découper l'ancien parquet sur toute sa périphérie afin qu'il ne soit plus en contact avec les murs. Autre avantage, l'espace ainsi libéré pourra servir à passer des câbles électriques (sous gaine). On rebouchera avec un mélange de chaux, de sable et de billes de polystyrène afin de limiter la migration de l'humidité dans le parquet.
     

La pose du parquet

 
Quel que soit le type de pose, le démarrage est l'instant le plus délicat et conditionne la réussite du chantier.
Point essentiel à prendre en compte, le sens de pose : les lames de parquet doivent être orientées parallèlement au sens de la rentrée de la lumière dans la pièce afin d'atténuer visuellement les défauts (sauf dans les couloirs et les pièces étroites où il est recommandé de positionner les lames dans le sens de la pièce).
 



Dans le cas des pièces "biscornues" (comme c'est souvent le cas dans le bâti ancien), il faut déterminer un axe de pose de référence en fonction de la configuration des lieux. Dans notre cas, comme le parquet sera continu d'une pièce à l'autre, c'est le seuil des portes qui servira d'axe de référence.





     







On commence par tracer l'axe de référence au cordeau bleu, parallèlement au seuil de la porte, en respectant un espace minimum de 10 à 15 mm par rapport au mur.











     




Les premières lames de parquets seront posées depuis un angle et alignées sur l'axe de référence. On posera de petites cales entre les lames et le mur afin de suivre le tracé précisément.
La colle à parquet est étalée à la spatule crantée et les lames posées dans les dix minutes qui suivent..





     
Astuce :
Une bonne formule consiste à coller très précisément la première rangée de lames, puis à laisser la colle sécher. On reprendra la pose tranquillement le lendemain, en étant sûr que les premières lames ne bougeront plus, le travail d'ajustement en sera ainsi facilité.

     





Des contrôles seront effectués régulièrement au niveau laser, afin de vérifier le bon alignement des lames.
Il faut bien garder en tête qu'un défaut de pose va toujours en s'amplifiant et pourra très difficilement être récupéré.






     




Un "tire-lame" et un maillet seront utiles pour emboiter les derniers morceaux de parquets.






     



La pose se poursuit méticuleusement.
Les dernières lames seront découpées selon la forme du mur, en respectant un espace de jeu d'au moins 10 mm (un kit de copiage de forme vous facilitera grandement la tâche).
     


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